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Jeudi 20 janvier 2005 4 20 /01 /Jan /2005 00:00

Je ne résiste pas à l'envie de citer quelques extraits de l'excellent ouvrage de droit civil rédigé par Marcel Planiol et complété par Georges Ripert dans son édition de 1943 que j'ai la chance d'avoir conservé.

La lecture d'une telle oeuvre est bien interessante car elle permet de comprendre l'évolution d'une institution telle que le mariage au moment où elle est à nouveau chahutée à l'occasion de l'entrée en vigueur de la nouvelle loi sur le divorce et après l'amusant débat dit "de société" à propos du mariage entre personnes du même sexe.

Sans aucun doute, le mariage a cet effet de créer des devoirs réciproques entre les époux : il les associe, mais ce n’est pas là son but. Son motif impérieux se trouve dans les devoirs communs des parents envers les enfants; l’union prolongée des père et mère n’est que le moyen de remplir ces devoirs. C’est la faiblesse de l’enfant, que la femme est impuissante à protéger seule, qui impose à l’homme cette union perpétuelle. La procréation des enfants et aussi leur protection est la véritable raison d’être du mariage.

Ce qui trompe ceux qui soutiennent le contraire, c’est que le mariage a lieu quelquefois à un moment où la procréation des enfants n’est plus possible; on ne lui voit plus alors d’autre but que la vie commune. Mais ce fait est trop exceptionnel pour altérer le caractère normal du mariage. Il arrive fréquemment qu’une institution juridique, établie dans un but déterminé, trouve ensuite dans la pratique d’autres utilités secondaires en vue desquelles elle n’a pas été faite.

Malheureusement, des causes nombreuses ont ébranlé la force de l’union conjugale.

L’indissolubilité, jadis imposée par l’église, a été abandonnée.

L’autorité maritale a diminué.

C’est la loi du 18 février 1938 qui a profondément transformé l’institution matrimoniale en supprimant l’incapacité de la femme mariée.

Le législateur a affaibli la force du groupement familial en diminuant l’autorité privée du mari et du père et en facilitant le divorce, et il a indirectement tout au moins abaissé la valeur de l’union légitime en relevant la condition des enfants naturels, en permettant la légitimation des enfants adultérins et même en facilitant l’adoption.

Le décret-loi du 29 juillet 1939, dit « code de la famille » a tenté un nouvel effort en faveur du mariage, les principales mesures qui ont été prises récemment par l’état sont les suivantes :

1er le prêt au mariage fait par l’état à ceux qui consentent à créer une exploitation agricole.

2. les allocations familiales accordées pour chaque enfant sous forme de capital ou de supplément de traitement et de salaire, une prime à la première naissance et une allocation de salaire unique (décret loi du 30 décembre 1939, lois des 18 janvier, 15 février et 29 mars 1941).

3. des déductions d’impôt pour les familles nombreuses et au contraire des surtaxes pour les célibataires et les personnes mariées sans enfants.

4. l’aménagement des droits de mutation par décès.

 

Par guillaume de hautot - Publié dans : droit et societe
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Jeudi 20 janvier 2005 4 20 /01 /Jan /2005 00:00

Desh présenté à Rouen au théâtre des arts ce soir.

Anne Teresa De Keersmaeker, mais aussi Salva Sanchis, ont déployé leurs talents de chorégraphes dans cette suite pour trois danseurs composée de cinq parties. Comme dans l’autre nouvelle production de Rosas de la saison 2004-2005, la musique de John Coltrane et la musique indienne traditionnelle (raga desh) en sont l’inspiration sous-jacente.

Desh veut simplement dire « pays » comme dans « bangladesh »

Raga est le concept central de toute la musique indienne, ce terme sanskrit signifie littéralement "passion", "couleur" et "attachement".

Un raga peut être défini comme une combinaison particulière de notes avec des ornementations ( varnas ). Pour employer une image pas tout à fait fausse on peut dire que le raga est à la musique indienne ce que le choral est à la musique de J.-S. Bach : Un thème précis sur lequel on peut improviser et que l'on retrouve tout au long de l'exécution sous différentes formes ornementées.

Le même "thème" se retrouve donc dans des exécutions différentes d'un même raga par des artistes différents. Cependant ce thème est parfois difficile à discerner. Il faut à l'auditeur débutants de nombreuses écoutes et beaucoup de patience pour pouvoir déceler le liens qui les relie. C'est une formation de plusieurs années parfois.

Si on veut expliquer ce qu'est un raga en détail, les choses se compliquent très vite : les ragas ( il y en a énormément ) sont des combinaisons de notes ( au minimum cinq ) prises dans l'un des dix modes ( thaat ) de la musique indienne, chaque mode contenant sept notes. Ces modes ont pour effet d'évoquer des sentiments particuliers allant de la joie à la tristesse selon l'occasion, le moment de la journée ou de l'année où le raga est joué. Pour les puristes de la musique indienne, ces sentiments évoqués se rapprochent plus de l'expérience mystique que de la simple recherche du plaisir musical.

Par guillaume de hautot - Publié dans : danse
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Mercredi 19 janvier 2005 3 19 /01 /Jan /2005 00:00
When all the laughter dies in sorrow
And the tears have risen to a flood
When all the wars have found a cause
In human wisdom and in blood
Do you think they’ll cry in sadness
Do you think the eye will blink
Do you think they’ll curse the madness
Do you even think they’ll think

When all the great galactic systems
Sigh to a frozen halt in space
Do you think there will be some remnant
Of beauty of the human race
Do you think there will be a vestige
Or a sniffle or a cosmic tear
Do you think a greater thinking thing
Will give a damn that man was here
Par guillaume de hautot - Publié dans : gdehautot
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Lundi 17 janvier 2005 1 17 /01 /Jan /2005 00:00

Source d'inspiration, les suites de Bach sont revenues sur le devant de la scène avec la reprise à l'opéra Garnier en décembre 2004 de "bach suites".

Francine Lancelot décédée à Noël 2003, avait créé cette oeuvre pour Noureev, 20 ans auparavant.

Le violoncelle est l'instrument qui vibre au son de la voix humaine. Il donne à la phrase musicale une sensualité particulière qui se prête parfaitement à une mise en scene chorégraphique précieuse.

Sur Arte hier soir et encore la semaine prochaine, le ballet de Zurich interprete les suites pour violoncelle de Bach, sous la direction de Heinz Spoerli. Retour vers une danse en élévation avec des portées athlétiques

Par guillaume de hautot - Publié dans : danse
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Lundi 17 janvier 2005 1 17 /01 /Jan /2005 00:00

Anne Theresa de Keersmaeker a créé Mozart Arias lors du festival d'avignon, il y a plus de 10 ans.

Avec la Grande Fugue, Mozart Arias est une de ses oeuvres maitresses.

Présentée la semaine passée à Rouen au TDA, Mozart Arias, interpelle le public de l'opéra avec une chorégraphie alternant un classisme baroque et une composition espiègle à l'image de l'ame facétieuse du généreux Wolfgang.

Par guillaume de hautot - Publié dans : danse
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